Presque 3 ans après la première instance, c’est au palais de justice historique, sur l’île de la cité à Paris, que s’est déroulé en mai 2026 le procès en appel des inculpé.es du 8 décembre.
La salle Vedel contient environ une cinquantaine de places pour le public. Les soutiens, venu.es nombreu.x.ses,remplissent largement les bancs de la salle à contrario des journalistes, dont on notera l’absence tout au long du procès. Dès le premier jour, le ton est donné, la juge, en tant que présidente, ne supportera aucune remise en question de son autorité et la salle n’a qu’à se tenir sage. Elle évoquera de nombreuses fois le procès en première instance, de manière mensongère ou encore exagérée quant à la sérénité des débats, et annonce être sous escorte policière pendant toute la durée du procès, ainsi que ses conseillères. Une plainte pour menaces de mort a été déposée par le parquet pour 3 dessins sur le blog datant du procès de 2023. On apprendra quelques jours plus tard que cette plainte est classée sans suite. La Cour a peur ou veut surtout nous faire croire qu’elle a peur.
Puis la juge demande pourquoi les inculpé.es et le parquet ont fait appel. « Pas de groupe, pas de projet, et encore moins terroriste » répondent chaque inculpé.e, certain.es disent reconnaître les faits répréhensibles reprochés (comme la fabrication d’explosifs) mais qu’il n’y avait pas d’intention de violence. Les avocates générales (équivalent du procureur, représentent l’accusation) maintiennent tout et notamment que ce sont des dangereux terroristes.
Cette fois encore toutes les demandes de la Défense seront balayées dès le début. Les avocat.es demandent un report du procès parce qu’il n’y a toujours pas le début du dossier (les notes blanches), qui lance la surveillance en 2019. Une procédure est toujours en cours pour demander ces infos, mais la justice est longue. Iels demandent également à faire citer les enquêteurs de la DGSI qui ont construit le dossier. Mais, comme en première instance, les avocates générales refusent de faire appel à ces enquêteurs : « ce n’est pas le procès de la police, ils n’ont pas à subir d’interrogatoire ». Les juges ont contacté la DGSI, mais apparemment ils ne sont pas disponibles. Donc tant pis, on a tout dans leur rapport, on fait le procès sans eux, c’est pas un problème.
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