17h Lectures de textes choisis autour du 8.12, échanges, discussions
19h Repas partagé ! Concours de quiches, ramènes ta plus belle quiche pour faire rêver nos papilles et tenter de remporter un lot exceptionnel !
20h Karaoké avec Anistar
22h ACABOUM
Entrée libre ou jouée aux dés
Tout au long : collecte de nourriture (produits secs, bocaux maisons, conserves et autres délices)
En mai se tient le procès en appel de nos camarades. Nous organisons cette journée en solidarité avec elleux. Les fonds récoltés serviront à payer les frais d’avocat.es Et la collecte à nourrir les soutiens lors du procès qui se tiendra du 4 au 22 mai 2026
Le procès en appel de l’affaire du 8.12, mené par le ministère de l’intérieur et le parquet antiterroriste contre nos ami.es et camarades, approche. C’est au mois de mai qu’il aura lieu à Paris. Retrouvons nous autour de ce superbe docu et une petite cantoche pour organiser la solidarité. Hébergement, soutien politique, financier, alimentaire, … Ce sera aussi l’occasion de se mettre à jour sur cette affaire de répression politique que vivent les 7 inculpées et leurs proches.
Le docu, c’est « Dope is death », un passionnant documentaire de Mia Donnovan qui nous apprendra comment les Black Panthers et les Young Lord ont mis en place un programme de désintoxication grâce à l’auto-organisation et les centre de santé communautaires, dans les années 70.
Si vous voulez venir avec les enfants, une projection en parallèle sera prévue spécialement. Soirée à prix libre et en soutien aux inculpé.es.
🔥Soirée de soutien aux inculpé.es du 8 décembre au bar Atmosphère de Vaour (Tarn 81), le samedi 21 mars 2026🔥 Au programme : 14h30 Atelier d’arpentage du livre « anticiper le bruit sec des verrous » 18h Discussion avec Libre Flot Le procès des inculpé.es du 8.12 L’actualité au Rojava (Kurdistan syrien) 19h30 Apéro chanté avec les chorales de luttes 20h30 Repas 21h30 concert de Porte (western shlag-rock) 23h30 DJ set
Émission enregistrée en direct des studios de Radio Canut le 20/01/2026. Cette semaine, on démarre un double programme sur l’affaire dite du « 8 décembre » en solidarité avec ses inculpé·es.
Le 8 décembre 2020 au petit matin, Klo et Svink, ainsi que 7 autres personnes se font interpeller simultanément aux quatre coins de la France et sont retenus 96h dans les locaux de la DGSI. 7 d’entre eux sont ensuite inculpé·es pour « association de malfaiteurs terroristes ».
Dans cette première partie, on écoute Klo et Svink raconter leur interpellation, leur garde à vue au 4ème sous-sol de la DGSI à Levallois-Perret et l’incarcération de Svink à Fleury-Mérogis pendant 11 mois en attendant le procès. Ce, alors qu’iels cherchent à comprendre tant bien que mal à l’époque les tournants et les aboutissants de ce dossier monté de toute pièce contre elleux.
Texte lu à la conférence par le comité de soutien le samedi 20 décembre:
Le 8 décembre 2020, neuf militant.es anarchistes, libertaires et sympathisant.es de gauche furent arrété.es un peu partout en France hexagonale par les services de renseignement intérieur, la DGSI.
A la suite de 96h de GAV, sept d’entre elleux seront accusé.es d’association de malfaiteurs terroristes dans l’intention de commettre des actions violentes envers les forces de l’ordre ou des militaires. Cinq d’entre elleux seront incarcéré.es et deux placés sous contrôle judiciaire.
Toustes ne se connaissait pas au moment de ces arrestations. Leur seul point commun étant le camarade Libre Flot, revenu 2 ans auparavant du Rojava, au nord Syrie, ayant rejoint les camarades des YPG (force de défense du peuple) dans leur lutte contre DAESH et la construction d’un confédéralisme démocratique. Le tout, l’ironie viendra plus tard, soutenu par la coalition internationale dont fait parti la France. Celle là même qui accusera de terroristes nos camarades.
Les incarcérations iront de 5 à 22 mois, sous un régime particulier de DPS, détenu particulièrement surveillé et pour l’un d’entre elleux à l’isolement total pendant 16 mois, se soldant par une grève de la faim qui aboutira à sa sortie sous bracelet électronique. Après quatre ans d’une longue et éprouvante instruction saupoudré de contrôles judiciaires strictes aura lieu le procès au tribunal correctionnel des nôtres. En correctionnel oui ! Et non aux assises, et ce, à la demande du parquet national anti-terroriste, ce qui alertait déjà quand à la risibilité de cette non-affaire. Un mois de procès qui aboutira, selon les conclusions même du tribunal, au fait qu’il n’y a « ni groupe, ni projet, ni cible. Subsiste cependant des intentions supposées ». Des condamnations lourdes ont eu lieu, pour « association de malfaiteur avec intention terroriste ». L’Etat a réussi son pari via son bras juridique. Pouvoir criminaliser, sans aucune preuves matérielles des militant.es sans affinités politiques ou même amicales avec l’arme de la jurisprudence.
Après le fichage S dont iels ont été ciblé.es durant leur vie militante ou personnelle les voici inscrit.es au FIJAIT, Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes, et cela pour 20 ans ! Dont 10 à se justifier trimestriellement auprès des gardiens de l’Etat.
Vous pouvez remercier les lois d’exceptions votées dans le plus grand des consensus en omettant sciemment de rappeler que les lois une fois actées pourront alors se retourner contre l’ensemble des individus et non plus pour l’exception supposée.
Nos camarades ont choisi de faire appel, non pas pour leurs vies, celles çi ayant déjà été brisées mais pour nous, pour vous. Car oui demain ce sont les personnes ici présentes et celles dehors qui pourront être incriminées. Plus besoin de débats, de contradictions politiques voir même de procédures de dissolution. Il suffira avec l’appui des renseignements intérieurs de créer des groupes supposés et de leur coller des intentions .
Les répressions politiques ne datent pas d’aujourd’hui, l’association de malfaiteur est pour rappel une loi votée pour être alors utilisé contre des militants anarchistes en 1893. D’une triste banalité juridique aujourd’hui. Nous avons pu voir au cours de l’Histoire que quelque soit la couleur d’un Etat-nation, bleu, blanc, ou rouge, démocratique ou non, tant que celui çi disposera de la légitimité de la violence, la force militaire et le contrôle de la force juridique alors les amoureux et amoureuses de la liberté subiront les répressions de toutes part de celui-çi. Mourir étouffé plaqué au sol, perdre un œil ou une main, mourir d’une grenade ou finir en prison à l’isolement et ne pouvoir contester un pouvoir politique ne sont pas que des réalités d’une zone de guerre perdue dans un imaginaire prémâché médiatiquement, mais bel est bien ce qui se passe actuellement dans l’empire colonial français.
C’est pour toute ces raisons que l’on appel à votre soutien dès maintenant dans vos réseaux, dans vos luttes, dans NOS luttes. C’est pour nos libertés que l’on vous invite à converger devant le tribunal d’appel de Paris ou votre tribunal local tout le mois de Mai 2026 et même avant s’il le faut. Aujourd’hui ce sont elleux, demain ce sera vous.
Pour les Etats, nous sommes toustes des terroristes.
Le 8 décembre 2020, neuf personnes sont arrêtées dans toute la France par la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI). À l’automne 2023, sept d’entre elles sont jugées etcondamnées pour association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste. Pourtant, malgré près de trois ans d’investigation, des mois d’écoutes et plus de trois semaines d’audiences, aucun passage à l’acte imminent n’a pu être établi. Si l’accusation elle-même a reconnu qu’il n’y avait pas « la preuve d’un projet abouti », la justice a condamné « une intention » de s’attaquer aux forces de l’ordre, déduite d’éléments matériels aussi divers que la détention d’armes – légales pour certaines –, l’utilisation de la messagerie Signal ou la lecture de brochures sur la justice antiterroriste.
Comment la justice prétend-elle prouver une intention ? Et surtout comment peut-on se défendre des intentions qu’elle nous prête ? Pour tenter de comprendre la mécanique infernale de la justice antiterroriste, Tapage s’est entretenu avec B., l’un des condamné⋅es de l’affaire du 8 décembre.
Petit point d’actualité concernant le procès en appel de nos six camarades du 8/12 : celui-ci devait se dérouler en novembre 2025 mais nous avons appris le désaudiencement en juin 2025.
Une audience de fixation a eu lieu le 5 septembre à la Cour d’Appel de Paris afin de définir les nouvelles dates du procès, qui sont les suivantes : Du 4 au 7 mai 2026 Du 11 au 13 mai 2026 Du 20 au 22 mai 2026 Les audiences se dérouleront sur des journées entières.
Concernant le lieu, les camarades seront jugé.es à la Cour d’Appel de Paris. La salle qui doit recevoir le procès est très petite (40 places). Les avocat.es ont fait une demande pour avoir une salle plus grande. Affaire à suivre.
Même si on ne pourra pas être toustes présent.es au tribunal, il sera important de se mobiliser à l’extérieur pour afficher notre soutien et empêcher que la justice et l’État nous invisibilisent !
Soutenir le 8/12 ce n’est pas seulement soutenir individuellement ces camarades-ci, c’est surtout lutter contre la répression de toustes. En effet, l’État et l’exécutif attendent beaucoup de ce verdict. Si la caractérisation de terrorisme était validée au cours de l’appel, cela offrirait une jurisprudence inédite pour réprimer les opposant.es au régime. Des personnes ne se connaissant pas toutes et sans projet commun pourraient alors facilement être considérées comme terroristes. Finies les tentatives de dissolution de groupes, l’État pourrait envoyer les membres de ces groupes d’opposant.es directement en prison sous l’accusation d’association de malfaiteurs à caractère terroriste…
Comment aider ?
Continuer à vous informer et à en parler autour de vous
Distribuer des tracts ou en laisser à disposition dans les lieux militants
Rédiger/diffuser des articles dans vos journaux, médias et réseaux. Solliciter vos contacts dans les médias
Participer aux réunions publiques des comités de soutien
Organiser des discussions : sur les blogs vous trouverez de nombreux écrits, témoignages, émissions de radio, brochures…
Faire des collages d’affiches
Organiser des événements festifs afin de mobiliser pour le procès en appel
Participer et partager la cagnotte https://www.helloasso.com/associations/l-asso-lulle-de-feu/collectes/cagnotte-de-soutien-aux-inculpe-es-du-8-decembre
Nous suivre et partager nos publications sur les réseaux sociaux
N’hésitez pas à inventer vos propres manières de soutenir, de mobiliser ou de diffuser l’information ! C’est aussi possible de solliciter les comités de soutien si besoin !
Mail communication et media : 8.12communication@proton.me
Évènements en soutien aux inculpé.es du 8 décembre 2020. Vendredi 10 octobre à 18h aux Anciens Beaux-Arts de Caen (LaBa, 83 rue de geôle) & dimanche 12 octobre à 14h à la Grange de Montabot (50), 2 impasse de la Bessardière.
L’affaire du 8 décembre 2020 est une opération antiterroriste commanditée par le Ministère de l’Intérieur contre des militant·es désigné·es par ce dernier comme des « activistes d’ultragauche » et mis·es en examen pour « association de malfaiteurs terroristes ».
La DGSI, accompagnée d’unités de polices militarisées (GAO, RAID), a procédé à l’arrestation de neufs personnes aux quatre coins de la fRance – que nous réunissons sous la bannière « libertaires » – dont les engagements politiques étaient divers et dans des régions différentes : soutien aux familles réfugié·es, projets d’autonomie et de lieux collectifs à la campagne, soutien aux victimes de meurtres d’État, squat d’activités politiques et contre-culturelles, écologie et défense de la cause animale, implication dans des Zones A Défendre, activisme dans la scène punk, féminisme, mouvement Gilets Jaunes, etc.
Après de nombreux mois derrière les barreaux, des années de contrôle judiciaire strict et un procès qui finira en mascarade judiciaire en octobre 2023, 6 des 7 inculpé.es font aujourd’hui appel de la décision de justice qui les condamne pour terrorisme. Alors même qu’il a été reconnu qu’il n’y a pas de groupe, pas de projet, pas de cible, l’Etat les condamne pour « intentions supposées ». Ce sont bien leurs idées politiques qui ont été criminalisées.
Au delà de la contestation de ce rendu pour les 6 inculpé-es, c’est aussi et surtout le choix de ne pas laisser s’ancrer cette décision comme une jurisprudence qui permettait à l’État de continuer de réprimer plus férocement encore nos luttes et modes de vie.
L’appel du procès, initialement prévu en novembre 2025, est finalement reporté par la justice à une date ultérieure.
Pour s’informer, discuter, soutenir : retrouvons-nous
Vendredi 10 octobre à 18h aux Anciens Beaux-Arts de Caen : LaBa, 83 rue de geôle
&
Dimanche 12 octobre à 14h à la Grange de Montabot (50), 2 impasse de la Bessardière
Ces temps de lecture de différents textes sur l’affaire du 8 décembre seront l’occasion d’échanger sur la répression, la prison, l’anti-terrorisme, le Rojava et la solidarité.
Présence d’un infokiosque ; de quelques bouquins en vente dont Anticiper le bruit sec des verrous– lettres de l’isolement de Libre Flot, parues en juin 2025 aux éd. du bout de la ville : et jus de pomme et cidre artisanales à prix libre.
Le soutien financier ira aux inculpé·es du 8/12.
Nous souhaitons que ces moments d’échanges servent également à tisser des solidarités et soulever des questions qui nous aident à réfléchir et agir dans un contexte de répression et de violences d’État qui s’accentuent.
Solidarité face à la répression !
Contact pour les lectures-discussions d’octobre : cidre812(arobas)autoproduzioni(point)net
Résumé : En 2017, comme tant d’autres militant.es internationalistes, Florian D. dit Libre Flot s’engage auprès des forces kurdes du Rojava pour défendre la révolution sociale alors attaquée par Daesh. À son retour, il est dans le viseur du Renseignement français qui, obsédé par les personnes revenues du front, échafaude autour de lui une affaire abracadabrante. Le 8 décembre 2020, Libre Flot est accusé avec six autres personnes « d’association de malfaiteurs terroriste ». Incarcéré près d’un an et demi en détention provisoire, il subit la « torture blanche » de l’isolement. Il écrit pour tâcher d’y survivre. Ses textes, d’une humanité bouleversante, auscultent la matière même de la conscience, qui s’atrophie inexorablement quand on la prive d’attachements.
Coucou! Le document que vous avez entre les mains n’est pas un résumé ni une analyse politique de l’opération antiterroriste du 8 décembre 2020.
Ce document décrit les faits et gestes des acteurs répressifs, que ce soit les flics ou les magistrats. Nous souhaitons rendre intelligible et publique leurs méthodes de travail pour apprendre à s’en protéger.
Ce document est incomplet. Il manque encore à l’analyse la suite de l’information judiciaire, les arrestations/perquisitions, la détention, les exploitations de scellés, les contrôles judiciaire, le procès, le sursis probatoire, le jugement, etc.
On parlera essentiellement de l’enquête préliminaire qui s’étend sur plus de 2 mois (du 7 février 2020 au 20 avril 2022), même si on va parfois évoquer des éléments de procédure de ce qui précède (du renseignement opéré par la DGSI) et de ce qui suit (l’ouverture d’une information judiciaire, le procès, etc.).
Nous évoquerons des aspects de procédure (qui fait quoi quand) mais surtout des détails de la mise en place des moyens de surveillance et de renseignement et ce qu’ils en obtiennent. On ne s’attardera pas sur ce que les camarades visées par l’enquête auraient fait ou pas fait. Cela relève de la Défense des inculpé·es.
Face à la répression, notre solidarité se doit d’être sans faille.
Le 8 décembre 2020, dans divers lieux à travers toute la fRance, se déployait une opération judiciaire et policière « antiterroriste ». A l’approche de la date anniversaire, on avait envie de faire rapidement le point et donner des news.
Cette opération fût déclenchée suite à la surveillance systématique par la DGSI de personnes rentrant d’un séjour dans une des zones considérées par les services secrets comme « dangereuses ». Un juge d’instruction du Parquet National Anti-Terroriste s’est alors saisit de ces notes blanches et a enquêté par l’intermédiaire de la DGSI, sur des personnes entourant un camarade revenu justement d’un séjour au Rojava. Cette enquête, un dossier d’instruction de 1800 pages, se solde par une vague d’arrestations le 8/12/20, suivie de toutes les conséquences subies depuis 4 ans dont on fait un rappel non exhaustif ici.
A l’issue des arrestations, 14 lieux sont perquisitionnés. Après 96h de garde à vue dans les locaux de la DGSI, sous les pressions psychologiques, les interrogatoires sous médicaments, des pièces falsifiées ou hors contexte, 7 personnes sont inculpées. Elles sont alors déferrées devant le juge d’instruction et 5 d’entre elleux sont placées en détention provisoire.
L’affaire a également impacté de nombreuses personnes autour. 12 personnes en tout ont passé 4 jours en GAV à la DGSI, avec de nouvelles arrestations en février et septembre 2021. Un total de 29 convocations, dont la plupart ont été la menace pour obtenir un permis de visite en prison. Sans compter la quantité de matériel et de biens personnels ou informatique qui ont été saisis pendant les perquisitions et qui, à ce jour, n’ont pas été rendus.
Jusque là les inculpé.es ont fait 47 mois de prison cumulés, une mise à l’isolement, des fouilles à nu, des interrogatoires interminables, des refus de soin, des galères d’accès aux colis, cantine, courrier, etc… pendant l’instruction.
Des remises en « liberté » au compte-goutte, le PNAT faisant appel de la libération de l’un d’entre eux, un autre réussi à sortir après une grève de la faim de 36 jours, passant d’une sortie de l’isolement carcéral à 6 mois de bracelet électronique dans le cadre de son CJ. Pour l’ensemble, c’est 277 mois de CJ, comprenant le pointage, la limitation géographique des déplacements, l’obligation de résidence, de travail, les rdv avec « binôme de soutien » (éduc et psy) et le SPIP (Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation)…
Pour finir, c’est un total de près de 150 000e de frais comprenant le paiement des avocat.es, la préparation des colis en prison (habits, revues, livres), la thune pour cantiner, puis tous les frais et les déplacements des soutiens. Et tout ce qui ne se quantifie pas : les séquelles physiques et psychologiques, le mépris, les menaces, les pressions, des relations durablement affectées, la surveillance continue…
Seize après-midi d’audience, soit 1 mois de procès, un rendu 2 mois plus tard et les arguments de la juge donnés 9 mois après le rendu ! Tous.tes sont reconnu.es coupables d’« association de malfaiteurs terroriste » et trois d’entre-elleux de « refus de communiquer ses conventions de déchiffrement ». Iels ont été condamné.es en première instance à des peines allant de 2 à 5 ans de prison, dont 15 à 30 mois de sursis probatoire, impliquant un lourd contrôle médico-social : rdv SPIP, suivi addicto, psy, obligation de résidence, obligation de travail, et donc la menace de faire tomber le sursis en cas de manquement.
Pour 6 d’entre elleux une inscription au FIJAIT (Fichier des auteurs d’infraction terroriste) : contrôle des déplacements à l’étranger, pointage, justification de domicile tous les 3 mois et interdiction de travailler dans certains domaines (santé, fonctionnaire, animation…).
Et toujours l’interdiction de communiquer, sauf pour 2 d’entre eux.
Sur les 7 condamné.es, 6 ont choisi de faire appel du rendu du procès, l’audience aura lieu en novembre 2025.
Au delà de la contestation de ce rendu pour les 6 inculpé.es, c’est aussi et surtout le choix de ne pas laisser s’ancrer cette décision comme une jurisprudence qui permettait à l’État de continuer de réprimer plus férocement encore nos luttes et modes de vie.
L’outil anti-terroriste, avec sa législation dite d’exception (qui l’est de moins en moins), reste un outil hyper utile pour l’état. Grâce à cette affaire, comme pour d’autres affaires précédentes, les moyens d’enquête déployés ont permis de faire un instantané de la géographie des relations au sein des groupes militants, anarchistes, anti-autoritaires. Peu importe la finalité, une culpabilité réelle ou non, d’un projet réel ou fantasmé, l’important pour la justice est de maintenir la peur, d’occuper les gens sur de l’antirep. Ainsi il lui est possible d’observer comment les groupes fonctionnent et d’affûter leurs outils de maintien de la paix, le tout grâce à des capacités de surveillance sans limite.
En attendant, l’épée de damoclès judiciaire reste menaçante au dessus de la tête des inculpé.es. On vous invite à aller jeter un oeil sur les blogs, qui contiennent l’historique de cette affaire, les actions mises en place, les comptes rendus du procès et les divers textes d’analyses publiés. On y mettra aussi la suite des évènements, stay tuned !
Nous encourageons toutes les personnes qui se sont retrouvées face à la justice à partager leurs expériences, via la rédaction de brochure ou autres. Parce que raconter comment la justice enquête nous apprend à mieux s’en sortir quand on se retrouve dans ses filets. Parce que réfléchir aux erreurs stratégiques de défense permettra à ce que d’autres puissent les éviter. Parce que discuter de nos expériences de procédures, de procès, de rapport aux avocat.es, de prison, de contrôle judiciaire, nous aide à mieux nous préparer à cette éventualité, pas comme une fatalité mais plutôt comme quelque chose qui peut arriver…
Se soutenir et s’aider dans ces situations nous rend plus fort.es ensemble et évite l’isolement face au rouleau compresseur de la justice.
Libre FLOT ANTICIPER LE BRUIT SEC DES VERROUS Les éditions du bout de la ville, 2025, 96 p.
On va la jouer franco : on connaît les Ariégeois animant Les éditions du bout de la ville. On pourrait même dire qu’on les kiffe. Si on les kiffe c’est parce qu’on a bossé avec eux une paire d’années sur un bouquin promis à une sortie imminente. Une meuf, trois gars, quatre tronches remplies de choses précieuses : capacité d’écoute, pertinence, ténacité, gentillesse, souffle littéraire – on n’est pas là pour écrire des tracts –, intelligence politique – on n’est pas là pour radoter les éternels poncifs. Récit, essai, fiction : tout est question de féconde hybridation et la parole n’est jamais autant précieuse que quand elle monte des rangs de la plèbe.
Les éditions du bout de la ville ont leur marotte mais pas que : la condition paysanne, le fléau atomique, la question carcérale. Récemment, ils ont publié, signé Moben et préfacé par Jacky Durand, Mange ta peine : les recettes du prisonnier à l’isolement. Tout est dans le titre. Incarcéré à la taule de Moulins-Yzeure (Allier), l’auteur a été puni par la pénitentiaire pour avoir coécrit… un livre de cuisine, puis transféré au sein du quartier de lutte contre la « criminalité organisée » de Condé-sur-Sarthe (Orne). En zonzon, même la tambouille peut servir de prétexte punitif. En zonzon, l’absurde n’a pas de limite et Kafka peut aller se rhabiller.
Il en va ainsi du texte de Libre Flot, Anticiper le bruit sec des verrous. Libre Flot est le pseudo de Florian. Dans une vie antérieure, Florian était un punk itinérant. À trente-trois ans, il est devenu combattant en rejoignant le Rojava, et plus précisément les rangs des YPG, tenaces Unités de protection du peuple kurde. Entre 2013 et 2018, environ deux mille Occidentaux auraient ainsi eu la même démarche. Autant de volontaires internationalistes formant une vraie tour de Babel : de l’ancien bidasse versé dans le mercenariat au militant de gauche radicale séduit par le projet fédéraliste, féministe et écologique du Rojava. Inutile de préciser dans quelle catégorie se range Libre Flot.
On va encore la jouer franco : on n’aurait peut-être jamais lu Anticiper le bruit sec des verrous si on n’avait pas connu l’équipe du bout de la ville. La raison n’est pas bien claire, mais elle est peut-être à chercher du côté d’un obscur sentiment de culpabilité ou de gêne face à la détermination et au courage de ces internationalistes du XXIe siècle quittant soudain le confort de leur foyer pour aller risquer leur peau dans la poudrière syrienne en se confrontant aux djihados de Daesh (État islamique). Face à la pusillanime déferlante postmoderne, même issu d’une minorité de volontaires, un tel engagement aurait dû inspirer plus d’un essayiste en mal d’utopie. À des milliers de kilomètres de nos démocraties avachies et autocentrées, quelque chose se rééquilibrait : le nerf cru d’un idéal, les corps mis en danger dans un jeu de solidarité sans frontière ni filet. La guerre contre les « islamo-fascistes », nouvelle incarnation du bigotisme martial et despotique, un patriarcat de couillards à kalache.
Ce faisant, les volontaires internationalistes ranimaient, quatre-vingts ans plus tard, la flamme ardente des Brigades de 1936 – sans leur matrice stalinienne, ce qui n’est pas rien. En 2017, certains – dont Libre Flot – participèrent à la libération de Raqqa, capitale autoproclamée de l’État islamique. Soutenu un temps par la coalition internationale, on crut un temps que les YPG allaient pouvoir consolider les bases de leur confédéralisme démocratique. C’était mal connaître ces « alliés » qui, globalement, ne s’intéressaient aux Kurdes que tant qu’ils pouvaient fournir des troupes au sol contre les kamikazes de Daesh ; c’était mal mesurer, de même, la détermination du pouvoir turc à les éradiquer. Plus tard, ce sera mal saisir le nouveau régime syrien et la volonté de son nouveau taulier, Ahmed al-Charaa, ancien cadre du Front al-Nosra, de purger la nouvelle « République arabe syrienne » en effaçant de sa carte le rêve émancipateur du Rojava.
Torture blanche
Mais lâchons la sinistre géopolitique et revenons à Libre Flot.
En mars 2017, le trentenaire part donc pour le Rojava. Il revient en France trois mois après la libération de Raqqa, soit en janvier 2018. Libre Flot a beau ne pas s’attendre à recevoir une médaille de sa patrie-des-droits-de-l’Homme reconnaissante, il est loin de se douter que son engagement contre les authentiques terroristes de Daesh va faire de lui un suspect aux yeux de la Sécurité intérieure. « À leur retour dans leur pays d’origine, explique Pierre E. Guérinet dans l’avant-propos au livre, bien qu’ils aient combattu Daesh aux côtés d’une coalition internationale qui comprend alors la France, les volontaires internationalistes se trouvent dans le viseur des services de renseignement. Ils sont considérés comme des “revenants”, au même titre que les personnes qui avaient rejoint les troupes islamo-fascistes de Daesh. Pour la DGSI (Direction générale de la Sécurité intérieure), le scénario est simple : Libre Flot aurait l’intention d’utiliser, sur le territoire français, des connaissances militaires acquises au Rojava. »
Dix ans après l’affaire et le fiasco de « Tarnac », la flicaille antiterroriste nous ressort l’inépuisable menace anarcho-autonome tendance ultra-gauche. Pour nourrir le récit flicardier, il faut un groupe et un projet sanguinaire, ils seront fabriqués artificiellement ; il faut surtout un leader charismatique : ce sera Libre Flot. Tant il est vrai qu’une caboche à képi ne peut imaginer ses « ennemis » que sous la forme pyramidale d’une entité fortement hiérarchisée – celles et ceux qui ont tenu les ronds-points en savent quelque chose.
C’est donc parti pour plusieurs mois de surveillance. Début 2020, la DGSI transmet son rapport à charge au parquet national antiterroriste. S’ensuit une enquête préliminaire et l’arrestation, le 8 décembre, de neuf personnes par les mastards du RAID (Recherche, assistance, intervention, dissuasion). Direction les bureaux de la DGSI à Levallois-Perret. Sous les néons du Renseignement, Libre Flot est cuisiné : qu’est-il vraiment allé foutre au Rojava ? Quel est son camp politique ? Que pense-t-il de Macron, d’Erdogan ? Une fois les interrogatoires terminés, il est placé à l’isolement au centre pénitentiaire de Bois-d’Arcy. Une détention provisoire qui durera seize mois.
Anticiper le bruit sec des verrous débute par une lettre que le détenu envoie à l’émission de radio L’Envolée. La claque arrive, on ne s’en remet pas. Tournant les pages on comprend qu’il y a pire que la guerre contre Daesh, il y a la solitude dans une cage, le cerveau qui part en miettes, le corps qui se dérobe, la lucidité qui s’effiloche sous le dépeçage patient d’une effroyable « torture blanche ».
Datée du 3 juin 2021, la première lettre de Libre Flot commence ainsi : « Pour moi qui ai vécu la majeure partie de ma vie de manière collective, j’avais pourtant récemment accepté les bienfaits de courtes périodes de solitude. En disant cela, j’ai comme un arrière-goût âpre dans la bouche tant mes semblables me manquent. Ce sentiment n’est pourtant pas justifié, mais provient de l’amalgame dont, dans ce contexte, j’ai du mal à me séparer, entre solitude et régime d’isolement. Il m’est pourtant simple de constater que l’isolement est à la solitude ce que la lobotomie est à la méditation. »
Ses lettres vont ainsi, s’échelonnant, jusqu’à la dernière datée du 27 mars 2022. Libre Flot les termine souvent par la formule « Salutations & Respects », avec majuscules et pluriel parce que, même dans une cage éclairée H24, la déférence s’impose. De même que l’écriture inclusive qui rassemble dans le grand bestiaire humain les « surveillant.es » et les « gardien.nes ». Libre Flot a un défaut : il ne peut s’empêcher d’« empathiser ». À l’isolement, son rapport à l’altérité étant limité, il empathise avec les matons. Empathie ne veut pas dire sympathie, on précise parce que ce n’est jamais clair cette affaire. L’empathie, c’est grosso modo la capacité de chacun à pouvoir se mettre dans la tête de quelqu’un d’autre. Celle d’un promoteur d’acétamipride ou d’un danseur de zumba, par exemple. Matant les matons, Libre Flot s’interroge sur « leurs parcours de vie », « ce qui les a amené.es là, à maintenir des êtres vivants enfermés ». Questions sans réponse. Il n’y a pas de vocation maton. La taule, on s’y retrouve comme derrière un bureau à la Sécurité sociale : parce qu’il faut bien croûter et que, traversant la rue, un job peut vous amener à pointer derrière un mur d’enceinte haut de six mètres flanqué de miradors.
Le punk n’est pas qu’une musique bourrine avec trois accords. C’est aussi une tenue morale où le véganisme tient une place conséquente. Libre Flot a beau être enfermé avec lui-même, il a des principes auxquels il ne compte pas déroger. On peut supputer que cet échafaudage axiologique n’a pas été pour rien dans sa capacité à résister à l’enfer de l’enfermement. De barbaque il ne mangera pas. Ses lettres témoignent de son combat pour que son régime alimentaire soit respecté. Car tout est bataille et infernale tracasserie en prison : soigner une rage dentaire, soulager des douleurs articulaires, consulter un psy. Libre Flot a beau jouer le jeu du détenu modèle, les mois passent et rien ne se passe. Rien pour desserrer l’étau de ses conditions de détention. Il s’astreint à des leçons quotidiennes de kurde mais sent bien que ses capacités cognitives dévissent. Les jours se dupliquent et le temps n’est plus qu’un plâtre où tout s’empêtre et se rigidifie. « Le plus pernicieux dans l’isolement est de rendre le réel irréel. » Le monde extérieur n’a plus de substance, les événements plus d’effectivité. « La seule réalité (pathétique), c’est cette cellule, ces livres, ces salles des spores (hihi), cette douche, cette “pseudo-promenade” individuelle. » L’enfermé ironise, preuve qu’au fond de lui ça tient encore. Bientôt il trouvera un mot-valise pour désigner la promenade : « opprimenade ». Pas mal, mec !
« Amis de chez Daesh »
Plus d’une année passe et bientôt ça ne tient plus. Ou bien juste à un fil. Le 27 février 2022, Libre Flot écrit pour annoncer son intention imminente de ne plus s’alimenter. Foutu pour foutu autant y aller franco. « Cela fait plus de quatorze mois que je comprends que ce sont mes opinions politiques et ma participation aux forces kurdes des YPG dans la lutte contre Daesh qu’on essaie de criminaliser ». Quant au juge d’instruction, il « se permet la pire des insultes en se référant aux barbares de l’État islamique comme étant “[ses] amis de chez Daesh” ». Un crachat à la gueule que Libre Flot ne peut supporter. On le comprend. Contre l’État islamique, il s’est battu à Raqqa où avaient été planifiés les attentats du 13 novembre. On devrait le fêter en héro, on le traite en terroro. Pour la justice bourgeoise, un anar révolutionnaire ou un islamo décapiteur, c’est la même lie qui sape sa mainmise sur le corps social ; alors on les fourre dans un même sac d’opprobre et Dieu reconnaîtra les siens.
– 17e jour de grève de la faim. RAS.
La pénitentiaire laisse faire. Officiellement, elle n’a pas le droit de forcer un détenu à se nourrir. Affaibli, Libre Flot continue à empathiser et témoigne de la perte de raison de ses voisins : « Je les entends changer au cours des mois qui passent, j’en entends certains perdre pied, si ce n’est sombrer dans la folie. »
En fin de lettre, il supplie : « Sortez-moi de ce tombeau ! »
– 23e jour de grève de la faim. RAS.
Libre Flot adresse une lettre aux volontaires internationalistes tentés d’aller défendre l’Ukraine. Il les met en garde : aujourd’hui on vous encense, mais à votre retour « vous serez sûrement épié.es et surveillé.es, toute votre vie pourra être redessinée, réécrite, réinterprétée, et de simples blagues pourront devenir des éléments à charge lorsque ces institutions auront décidé de vous instrumentaliser pour répondre aux besoins de leur agenda politique. »
– 30e jour de grève de la fain. RAS.
Dernière lettre. « Pfff ! Hier c’était rude. Aucune énergie. Même lire était au-delà de mes forces ».
– 37e jour de grève de la faim.
Il pèse 45 kilos, le poids d’une liberté conditionnelle à venir.
Après les lettres, Anticiper le bruit sec des verrous offre un temps d’entretien. L’occasion, pour le lecteur, de s’approprier le parcours de Florian. Les squats punks, Sivens, la jungle de Calais où il file un coup de main à « l’école du chemin des dunes ». C’est là qu’il rencontre ses premiers Kurdes : des minots venus du Başûr, le Kurdistan irakien. Puis viendra le temps de la gamberge, assis sur le toit de son camion. « Je ne sais pas ce que c’est une guerre. C’est un choix difficile qui m’interroge sur mes convictions, mes capacités. (…) Je repense à toutes les belles phrases que j’ai pu entendre ou que j’ai pu moi-même dire pendant des années, du genre : “Si j’avais vécu en 1936, j’aurais rejoint les anarchistes espa-gnol.es” ».
Plus qu’un trésor, la filiation historique est une force. Elle met des mots sur nos engagements. Les arrime au passé, les tend au-dessus du présent vers des futurs soudain possibles. On a beau en savoir la visée précaire, l’impulsion est là qui soudain commande. Mieux vaut un saut dans le vide qu’un surplace en camisole.
Salutations & Respects, Florian, fallait y aller ; fallait tenir et revenir. Raconter. Les anarchistes espagnols auraient été fiers de toi.
Soutenir les inculpé.es du 8/12 ce n’est pas seulement les soutenir individuellement, c’est surtout lutter contre la répression de toustes. En effet, l’État et l’exécutif attendent beaucoup de ce verdict. Si la caractérisation de terrorisme était validée au cours de l’appel, cela offrirait une jurisprudence inédite pour réprimer les opposant.es au régime. Des personnes ne se connaissant pas toutes et sans projet commun pourraient alors facilement être considérées comme terroristes sans que l’État ait besoin de tenter une dissolution du groupe. Il pourrait envoyer les membres de ces groupes d’opposant.es directement en prison sous l’accusation d’association de malfaiteurs à caractère terroriste…
En solidarité avec les camarades et contre la répression, on vous invite à la Relâche* [La Relâche, c’est un espace pour se rencontrer, échanger, s’organiser, et se donner de la force collective. Dans un esprit auto-organisé, anti-autoritaire, anti-capitaliste et non marchand, opposé aux systèmes d’oppressions, et en dehors des partis politiques et affiliés] le lundi 5 janvier 2026, pour une cantine végétalienne à prix libre, entre 19h et 22h à La Chapelle (36 rue danielle casanova – Metro canal du midi ou compans cafarelli)
Sur place, présence d’un infokiosque sur l’affaire, jus de pomme et cidre artisanal en soutien aux inculpé.es et quelques livres Anticiper le bruit sec des verrous – lettres de l’isolement de Libre Flot
Lecture-discussion : l’affaire du 8 décembre c’est quoi ?
La veille de la cantine de la Relâche, en soutien aux inculpé.es de l’affaire du 8/12, on a envie de prendre le temps de s’informer et discuter de l’affaire du 8/12.
On propose un petit atelier de lecture de textes issus de brochures sur l’affaire du 8/12. Ce sera l’occasion d’en savoir plus sur cette affaire (qui a maintenant 5 ans, et dont l’appel se tiendra à Paris en mai prochain), et on pourra discuter plus généralement sur la répression, la prison, l’anti-terrorisme, la solidarité,..
Ce moment est pensé en complément de la cantine de soutien organisée le lendemain à la Chapelle, pour celles et ceux qui se demandent ce qu’est l’affaire du 8/12 et qui voudraient en savoir plus.
Ce sera le 4 janvier à 18h au squat de l’Impasse (1 bis impasse Lapujade à Toulouse) !
📣Le samedi 13•12 le Collectif d’entraide face à la justice en Cévennes t’invite au Berquet (entre Saint-Hyppolite-du-Fort et Lasalle) pour un évènement haut en couleurs 🌈 et tout en contraste avec la grisaille des murs de prison, la bleusaille des uniformes et la noirceur des robes de magistrat•es. Un événement entièrement à prix libre et en soutien à la caisse antirep qui permet d’envoyer des mandats à des prisonnier•es et de prendre en charge une partie des frais de personnes confrontées au système judiciaire, d’être solidaires face à cette machine à broyer les vies qu’on nomme justice. ✊🔥
📝à 14h ateliers pour réfléchir à comment faire face à la répression lors de contrôle routiers, garde à vue…
🔏À 17h, discussion avec Libre Flot, auteur du livre « Anticiper le bruit sec des verrous » autour de l’incarcération et des quartiers d’isolement
🥙À 19h30 cantine
À partir de 20h30
🎤👠👩🎤💥Scène ouverte contre l’enfermement, les flics, les juges et les maton•nes avec chansons, drag show, déclamations de textes… (Contacte nous sur facealajustice-cvn@grrlz.net pour y participer)
Concerts et DJs
🍅CGTPLS (trans punk seum love)
🎻Fer/vent (post-grunge noise)
🪵Deadwood (électro blues)
DJ Bad Pitch (techno)
DJ Bass Tek (techno)
📰Infokiosques,
🫂Stand de réduction des risques,
🍵🍺🍹Bar à prix libre avec aussi des chouettes softs, Soupe chaude à toute heure
🤮Interdit aux fachos, macho, queerphobes et défenseurs de l’ordre établi
⚠️TW enfermement, violences d’État (discussion et scène ouverte)
🧣Couvre-toi bien !
🚗 Gare bien ta gova (pas le long de la route!)
🚘 Modère sérieusement tes conso si tu prends le volant pour repartir.
19 rue jean jaurès, passage du Trianon, 81300 Graulhet
« Je dors mal la nuit ; pas à cause de ce que j’ai vu pendant le siège de Raqqa, mais à cause de la torture qu’on m’a fait subir à l’isolement car je refusais d’être le « terroriste » qu’ils avaient imaginé.
Je ne peux pas accepter d’être assimilé aux fascistes contre lesquels j’ai lutté.
Ce serait tuer une seconde fois toutes celles et ceux qui ont véritablement combattu Daech en défendant une révolution émancipatrice au Rojava ».
Libre Flot
En 2020, accusé avec six autres personnes d’association de malfaiteurs terroriste, l’auteur, militant internationaliste, est incarcéré pendant près d’un an en détention provisoire. Placé en isolement, il écrit pour survivre. Ses textes auscultent la matière même de la conscience, qui s’atrophie inexorablement quand elle est privée d’attachements.
Rencontre avec Libre Flot pour l’ouvrage « Anticiper le bruit sec des verrous » et présentation de « Mange ta peine » : Recettes du prisonnier à l’isolement publié aux éditions Du bout de la ville.
En 2020, accusé avec six autres personnes d’association de malfaiteurs terroriste, l’auteur, militant internationaliste, est incarcéré pendant près d’un an en détention provisoire. Placé en isolement, il écrit pour survivre. Ses textes auscultent la matière même de la conscience, qui s’atrophie inexorablement quand elle est privée d’attachements.
Mange ta peine est un recueil de recettes inventées en prison et testées dans son cœur même : la cellule d’isolement. Moben nous offre une cuisine simple et « familiale », partage ses trucs et astuces pour pouvoir cuisiner sans matériel adapté.